La France en marche mais vers quel inconnu ?

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Avec 66,1% soit 20,7 millions de voix, Emmanuel Macron devient le prochain président de république après François Hollande ;  à 39 ans c’est aussi le plus jeune président élu à ce jour dans l’histoire de la république française.

Après une campagne violente digne de celles d’outre-Atlantique qui a vue les instances politiques traditionnelles françaises être désavouées ; le candidat des républicains François Fillon ayant des affaires judiciaires qui ont entaché sa campagne et n’ayant pas tenu sa promesse de retrait en faveur d’un autre candidat malgré sa mise en examen. Pour le PS c’est la trahison des membres du parti en bafouant la légitimité de Benoit Hamon légitimement vainqueur de la primaire de gauche qui a couté cher au parti socialiste français.

Des nouvelles forces politiques ont donc vue le jour et la façon de faire de la politique ; l’éternel clivage gauche/droite vient d’être balayé par le choix des électeurs ; la France Insoumise menée par Jean-Luc Mélenchon a réalisé un score historique ; il en est de même pour le Front National mené par Marine Le Pen qui a affronté Emmanuel Macron et son parti En Marche au second tour.
Nous avons désormais deux instances dans l’histoire de la politique française :
* Les pro-mondialisations provenant du mouvement du nouveau président, du PS et des Républicains.
* Les antimondialisations distillés dans la France Insoumise, le Front National et les nouveaux partis qui ont participé à ce premier tour des élections.

Il est important de retenir également que mr Macron n’a pas mandat et n’est pas légitime pour représenter l’ensemble des français car avec 25,44% d’abstention, 4 millions de votes blancs ou nuls et un vote de barrage de 43% pour contrer le Front National au second tour ; le nouveau président n’a pas entièrement  convaincu et devra donc faire ses preuves.

Les premières mesures annoncées et prévues par ce dernier ont déjà déclenché une manifestation d’environ 8500 personnes dans les rues de la capitale française au lendemain même de son élection.
Il reste aussi un troisième tour à franchir au nouveau président et à son mouvement En Marche au niveau des élections législatives pour disposer d’une majorité présidentielle à l’assemblée afin de gouverner sans avoir une opposition majoritaire avec qui il devrait partager le pouvoir.

C’est donc vers l’inconnu que la France se dirige avec un nouveau paysage politique et une incertitude sur son avenir quand aux nouvelles directions qui seront prises.

Jean-Baptiste Bazot, Ludovic Monnard, Olivier Lecourt.
redaction@rtpm.be